À propos · Enseignement

Apprendre, pratiquer, se tromper et recommencer.

J’enseigne les mathématiques et les sciences à des adultes qui reprennent, poursuivent ou complètent leurs études secondaires. Je crois que l’apprentissage est un processus qui se construit avec le temps, la pratique et la persévérance.

Mon approche

Apprendre, c’est pratiquer

J’enseigne les mathématiques et les sciences à des adultes qui reprennent, poursuivent ou complètent leurs études secondaires. Pour plusieurs, le retour aux études peut représenter un défi, particulièrement lorsqu’une matière semble difficile ou que certains apprentissages remontent à plusieurs années.

Je crois qu’apprendre les mathématiques et les sciences demande avant tout de la pratique. Un peu comme dans le sport, on ne devient pas meilleur en se contentant de regarder quelqu’un d’autre faire ou en mémorisant une série de mouvements. On pratique, on essaie, on recommence et on apprend progressivement à mieux faire.

C’est aussi vrai pour les mathématiques. La pratique permet de développer des réflexes, de reconnaître des situations et surtout de gagner en confiance. Chaque problème est une occasion d’essayer quelque chose, de voir ce qui fonctionne et de comprendre ce qui doit être amélioré.


L’apprentissage

Les erreurs font partie du processus.

Faire une erreur n’est pas nécessairement un signe qu’on n’a pas compris. Une erreur peut au contraire nous montrer quelque chose d’important.

Lorsqu’un élève se trompe, j’essaie de ne pas simplement lui donner la bonne réponse. Je préfère chercher avec lui où le raisonnement a changé de direction, pourquoi l’erreur s’est produite et comment on peut l’éviter ou la comprendre la prochaine fois.

Les erreurs deviennent alors des occasions d’apprentissage plutôt que quelque chose à éviter à tout prix.

Essayer

Faire une tentative permet d’obtenir de l’information. Une réponse incorrecte peut nous aider à comprendre ce qui doit être changé dans notre raisonnement.

Analyser

Comprendre pourquoi une erreur s’est produite est souvent plus utile que de simplement connaître la bonne réponse.

Recommencer

Une nouvelle tentative permet de mettre en pratique ce que l’on vient d’apprendre.


Persévérance

L’échec n’est pas la fin.

Il arrive qu’un exercice ne fonctionne pas. Qu’un examen soit difficile. Qu’une notion demande plusieurs tentatives avant de devenir claire.

Pour moi, un échec n’est pas la fin de l’apprentissage. C’est souvent le début d’une nouvelle étape.

On peut revenir sur ce qui n’a pas fonctionné, modifier son approche, pratiquer davantage et essayer à nouveau. La progression n’est pas toujours linéaire, et il est normal de rencontrer des obstacles en chemin.

Mon rôle comme enseignant est notamment d’aider les élèves à persévérer lorsqu’ils rencontrent ces obstacles, mais aussi de leur donner les outils nécessaires pour qu’ils puissent progressivement devenir autonomes dans leurs apprentissages.


Comprendre

Pratiquer sans apprendre mécaniquement.

La pratique est essentielle, mais elle ne consiste pas à répéter mécaniquement des exercices.

Je veux que les élèves comprennent ce qu’ils font, pourquoi ils le font et comment les différentes notions sont liées entre elles. Les formules et les méthodes deviennent beaucoup plus utiles lorsqu’on comprend les idées qui se trouvent derrière elles.

J’aime donc faire des liens entre les mathématiques, les sciences et les situations concrètes. Une équation peut décrire un mouvement, une fonction peut représenter une situation réelle et un modèle mathématique peut nous permettre de faire des prédictions.

Les mathématiques et les sciences deviennent alors des outils pour réfléchir et comprendre, plutôt qu’une simple collection de règles à retenir.


Sciences & curiosité

Regarder plus loin.

Mon expérience en astronomie a aussi profondément influencé ma façon de voir l’apprentissage. L’astronomie nous ouvre constamment une porte sur l’inconnu. Elle nous rappelle que ne pas connaître la réponse à une question n’est pas un échec. C’est souvent le point de départ d’une nouvelle découverte.

Lorsqu’on rencontre quelque chose qu’on ne comprend pas, on peut simplement se poser des questions. Pourquoi? Comment? Qu’est-ce qu’on sait déjà? Qu’est-ce qu’il faudrait découvrir pour aller plus loin?

Je trouve cette façon de penser particulièrement importante en enseignement. Un élève n’a pas besoin de tout savoir avant de commencer. Il n’a pas non plus besoin d’avoir immédiatement la bonne réponse. Il faut parfois simplement commencer par une question, faire une tentative et voir où elle nous mène.

La science elle-même fonctionne de cette façon. Chaque génération construit sur le travail de celles qui l’ont précédée. Nous pouvons aller plus loin parce que d’autres ont déjà exploré une partie du chemin.

Une idée qui me suit

Isaac Newton exprimait cette idée avec une image devenue célèbre :

« Si j’ai vu plus loin, c’est en me tenant sur les épaules de géants. »

Pour moi, cette idée dépasse largement l’histoire des sciences. Elle représente aussi une façon d’apprendre. Nous commençons avec ce que d’autres nous ont transmis, nous le mettons à l’épreuve, nous l’améliorons et, éventuellement, nous pouvons à notre tour contribuer à aller un peu plus loin.

Curiosité

Il y a toujours quelque chose de plus à comprendre.

C’est peut-être ce que j’aime le plus dans les sciences et les mathématiques : elles nous donnent les outils pour poser de nouvelles questions et continuer à regarder plus loin.


Progression

À chacun son rythme.

Tout le monde n’apprend pas de la même façon ni à la même vitesse. Certains concepts sont compris rapidement, alors que d’autres demandent davantage de temps et de pratique.

Je crois qu’il est important de pouvoir prendre ce temps sans avoir peur de se tromper.

Mon objectif est de créer un environnement où l’on peut essayer, se tromper, recommencer et progresser. Parce qu’apprendre n’est pas d’éviter les erreurs : c’est apprendre à s’en servir.

Une dernière chose

On ne réussit pas toujours du premier coup.

Et ce n’est pas grave. C’est souvent en essayant une deuxième fois, puis une troisième, que l’on finit par comprendre.

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